Jacqueline Salmon

Eaux sauvages, eaux domptées

Commande de la ville d’Amilly, 2000

Lorsque l’année 2000 Vincent Barré m’a présentée à Monsieur Dupaty à Sylvie Turpin et à Patricia Reufflet pour la première commande photographique à Amilly, et sur Amilly, il a paru évident que je travaillerai sur l’eau. Eaux sauvages, répandues dans les prés ou entrelacées de passerelles, elles imprègnent de leur mystère et de leur symbolique tout le territoire. Eaux domptées, du gué presque oublié au canal entretenu, elles racontent son histoire. Les mares aux alentours des fermes ne sont peut-être plus que des miroirs, mais on y lit le temps qui passe sur la terre qui reste. En 1989 la série intitulée Lônes , avait été réalisée sur les bras morts du fleuve Rhône, je m’étais imbibée des textes de Bachelard, d’Edgard Poe et de toutes les mythologies de bord de fleuve. Ces textes avaient nourri mon travail et c’est avec émotion que j’ai regardé les eaux d’Amilly pour tenter de les saisir dans des images.